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The ban on religious symbols seems to be well on the tracks to
become a law, and French Prime Minister Jean-Pierre Raffarin is so convinced of his rightness that he is
biting his (rhetorical) veil tail over the brand new ban:
Everybody has the right to express his faith as long as he respects the laws of the Republic inside the Republic's schools
And there it goes. The rhetorical tail that is.
To the extent of my humble knowledge, the very term "freedom of
religion" is never used
as such in the extensive amount of texts that constitute the laws of the Republic.
Yet it is indeed, as emphasized by our emphatic Prime, defined as a constitutional right, under the affirmation of the freedom of conscience and of freedom of cult
(or worship), as early as in the 1789
Declaration of the Rights of Man (Art. 10) and later in the first article of the
(famous) 1905 law of
separation of the church and the state:
For those of you who are zippier than the average French Prime, the conclusion is already obvious.
For the French Primes among you, more explanation might come in handy. So bear with me Jean-Pierre, here we go:
If, as you put it, everybody has the right to express his faith and if, as we just saw, the said expression of one's faith is indeed a right acknowledged and defended by the laws of the Republic, then expressing one's faith inside the Republic's school can't be considered as a lack of respect for the laws of the Republic, for it is indeed nothing but the expression of a right enshrined in the, well... Laws of the Republic, precisely.
Got it Jean-Pierre?
Unless I'm proven wrong, the purpose of the law enacting the separation of the church and the state is
not to prevent the citizens from expressing their faith within the Republic, but
on the very contrary to ensure that the Republic
herself will not favor one cult over the others and infringe the rights of the citizens to choose and express their religion - or lack of - freely.
Ironically enough, as far as the Muslim headscarf and "militant" Islam are concerned, I guess there was enough in the Declaration of the Rights of Man and in the 1905 law to deal with the problem, without trampling on individual's right.
Article 31 already plan for fines or prison for those who:
(...) either by violence or menace against any individual, either by threatening him with the loss of his job or damages to his person, his family or his wealth, had him determined to exert or abstain from exerting a cult, to belong or cease to belong to a cult, to contribute or cease to contribute to the expenses of a cult
Bigots will always be bigots, and one hundred years later, this article seems to be written specifically to protect Muslim women who refuse the veil, and the Muslims of any gender who want to convert to another faith, or simply relinquish their religion.
Yet here comes the juicy part, where I would side with Mr. Raffarin's Vision Of Secularity, if only he was enforcing the law instead of wielding his
(rhetorical) tail.
Article 35:
If a harangue pronounced or a writing displayed or distributed in the places where the cult is exerted, contains a direct provocation to resist the execution of laws or the legal acts of the public authority, or if it tends towards the uprising or arming of a part of the citizens against the others, the minister of the cult guilty of it will be punished with a prison sentence of three months up to three years, without prejudice of the collusion sentence, if sedition, insurrection or civil war results from the provocation.
All right. I shall therefore officially call upon the French Power-That-Be:
What the hell are you waiting for to start
cleaning the cesspool?
L'interdiction des symboles religieux semble être en bonne voie de
devenir une loi, et le Premier Ministre français Jean-Pierre Raffarin est tellement convaincu de son bon droit qu'il se
mord la queue (rhétorique) sur le tout nouveau interdit :
Tout le monde a le droit d'exprimer sa foi pour autant qu'il respecte les lois de la République dans les écoles de la République.
Et la voilà. La queue rhétorique j'entends.
Le terme de "liberté de
religion" n'est - dans les limites de mes humbles connaissances - jamais utilisé
tel quel dans l'extensif amas de textes qui constituent les lois de la République.
Elle est pourtant, ainsi que le souligne notre emphatique Premier, définie comme un droit constitutionnel, par l'affirmation de la liberté de conscience et de la liberté de culte, dès la
Déclaration des Droits de l'Homme de 1789
(Art. 10) et plus tard, dans le premier article de la
(fameuse) loi de
séparation de l'Eglise et de l'Etat de 1905.
Pour ceux d'entre vous qui sont un peu plus rapide que le Premier Ministre français de base, la conclusion est déjà évidente.
Pour les Premiers Ministres parmi vous, nous allons nous accommoder de quelques explications complémentaires. Il s'accroche le Jean-Pierre, on y va :
Si, ainsi que vous le dites, tout le monde à le droit d'exprimer sa foi et si, ainsi que nous l'avons vu, ladite expression de foi de tout un chacun est en effet un droit reconnu et défendu par les lois de la République, alors l'expression de sa foi dans les écoles de la République ne saurait être irrespectueuse des lois de la République puisqu'elle n'est rien de plus que l'expression d'un droit inscrit dans les, et bien... Lois de la République, précisément.
Il a compris le Jean-Pierre ?
A moins que l'on ne me prouve le contraire, le but de la loi établissant la séparation de l'Eglise et de l'Etat n'est
pas d'interdire aux citoyens d'exprimer leur foi au sein de la République, mais
bien au contraire d'assurer que la République
elle-même ne va pas favoriser une religion au détriment d'une autre et enfreindre le droit des citoyens à choisir et à exprimer leur religion - ou refus de - librement.
Ironiquement, j'imagine que les Droits de l'Homme et la loi de 1905 contiennent déjà toutes les dispositions nécessaires pour gérer le problème du foulard islamique et de l'Islam "militant", sans piétiner les droits des individus.
L'article 31 prévoie déjà des amendes et des peines de prison pour ceux qui :
(...) soit par voies de fait, violences ou menaces contre un individu, soit en lui faisant craindre de perdre son emploi ou d'exposer à un dommage sa personne, sa famille ou sa fortune, l'auront déterminé à exercer ou à s'abstenir d'exercer un culte, à faire partie ou à cesser de faire partie d'une association cultuelle, à contribuer ou à s'abstenir de contribuer aux frais d'un culte.
Les bigots seront toujours des bigots et cent ans plus tard, cet article semble être écrit spécifiquement pour protéger les femmes musulmanes qui refusent le voile, et les musulmans des deux genres qui veulent se convertir à une autre foi, ou tout simplement abandonner leur religion.
Puis viens la partie franchement juteuse, où l'on me verrait volontiers embrasser la Vision Séculaire de M. Raffarin, si seulement il faisait appliquer la loi au lieu de se manipuler la queue
(rhétorique).
Article 35:
Si un discours prononcé ou un écrit affiché ou distribué publiquement dans les lieux où s'exerce le culte, contient une provocation directe à résister à l'exécution des lois ou aux actes légaux de l'autorité publique, ou s'il tend à soulever ou à armer une partie des citoyens contre les autres, le ministre du culte qui s'en sera rendu coupable sera puni d'un emprisonnement de trois mois à deux ans, sans préjudice des peines de la complicité, dans le cas où la provocation aurait été suivie d'une sédition, révolte ou guerre civile.
Parfait. Je me dois donc d'interpeller la Force Publique française :
B* de Dieu, qu'attendez vous pour commencez à
nettoyer la fosse d'aisance ?