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Agence France Press does not know the basics of ballistic

11th

11/2003


Sometimes, among your readings, there are sentences that just seem to stick to your mind even a long time after you first read them.

One of those enduring sentences as far as I'm concerned, come from a history book that I probably got ahold of around the age of 12. It was the opening title of a quite consequent part of the book, spanning over several chapters.

It read: "The Rise of Nazism".

I remember that when I read these simple words and felt the sinister threat they diffuse, they did not evoke images of the tragedy that was yet to come when Nazism was just rising.
Even now, they do not summon to my mind pictures of kids walking hands up before a German soldier or the vision of baleful gates at the terminal of a railway.

The first things I envision at the evocation of this sentence, are the National-Socialist rallies, flags and banners bearing eerie and powerful symbols, crowds of thousands of semi-hysterical people communicant in hatred, already caught in the nihilist spiral that would ultimately destroy them but so full of inability that they willingly and heartily joined the death cult.

To me, the rise of Nazism will always evoke gatherings of Socialists and Nationalists, putting aside their differences to unite the forces of their hates of individual liberties at large and the global ambiance of a dark sun rising over a murky dawn: no clearly defined threat - not yet - but a sheaf of gloomy harbingers that makes you wonder what the day will bring.

The rise of Nazism, as seen when it happened, was probably nothing more than uproarious crowds assembling and revolving around negative concepts, and cheering at the harangues of populist speakers. A bit theatrical, a bit violent but so many people found their deceptive ideas so appealing, that the visible violence was probably disregarded or minimized.

What's a bit of violence, in acts, words or thoughts, compared to the power that the last of the individuals in the crowd could wield - or for most of them, just feel - at the cost of renouncing to what makes his own identity and thank to the blind and decerebrated collective action, anyway?

When I read the chapters that followed, when the images of a kid walking hands up before a German soldier or the brutal vision of what happened behind the gates at the terminal of the railway, eventually struck me and propelled my young learning mind to a point of non return, I started to wonder how it could have happened.

How, not why.

The why being awfully simple to understand, I therefore wondered, and still wonder, if there were some to foresee the disaster. I wonder if, beyond the apparently peaceful gatherings, accepted as such by a credulous majority, somebody beheld the speakers and saw clearly what was at stake. I wonder if, when the worst of the SA activity was to polish their shoes and parade in their brown shirts while their leaders were screaming in microphones, someone wrote, maybe to the Mayor of Nuremberg, something like this.

I'm fairly certain someone did, and I wonder why it was ignored.

Because the how is awfully simple to understand now.
Parfois, au gré de vos lectures, il se trouve des phrases qui semblent tout simplement vous rester en mémoire y compris longtemps après que vous les ayez lues.

L'une de ces phrases rémanentes en ce qui me concerne, provient d'un livre d'histoire dont j'ai eu possession aux alentours de 12 ans. Il s'agissait du titre introduisant une partie conséquente du livre, s'étendant sur plusieurs chapitres.

Cela disait: "La montée du nazisme".

Je me souviens que lorsque j'ai lu ces simples mots et ressenti la sinistre menace qu'ils diffusent, ils ne m'ont pas évoqué les images de la tragédie sur le point de se produire lorsque le nazisme n'était qu'en phase de montée en puissance
Maintenant encore, ils n'amènent pas à mon esprit des images d'enfant marchant mains levées devant un soldat allemand ou la vision de funestes portes à l'ultime arrêt d'une voie ferrée.

Les premières choses que je revois à l'évocation de cette phrase, sont les rassemblements national-socialistes, les drapeaux et bannières portant de puissants et menaçant symboles, les foules de milliers de personnes semi hystériques communiant dans la haine, déjà pris dans la spirale nihiliste qui allait finalement les détruire, mais tellement emplis de leur impéritie qu'ils joignaient le culte de la mort volontairement et avec enthousiasme.

Pour moi, la montée du nazisme évoquera toujours les rassemblements de socialistes et de nationalistes mettant de côté leurs différences pour joindre les forces de leurs haines des libertés individuelles au sens large et une ambiance générale de sombre soleil se levant sur une aube ténébreuse : pas de menace clairement définie - pas encore - mais un faisceau de funestes présages qui vous poussent à vous demander ce que la journée pourra bien vous apporter.

La montée du nazisme, telle qu'elle pouvait être perçue lorsqu'elle s'est produite, n'était probablement rien de plus que foules vociférantes s'assemblant autour de concepts négatifs, et acclamant les harangues d'orateurs populistes. Un peu théâtral, un peu violent mais tellement de monde trouvait leurs idées trompeuses si attirantes que la violence visible fut probablement ignorée ou minimisée.

Après tout, qu'est ce qu'un peu de violence, en actes, mots ou pensées, comparé au pouvoir que le dernier des individus dans la foule peut exercer - ou pour la plupart d'entre eux, simplement ressentir - au prix du renoncement de ce qui fait sa personnalité propre et grâce à l'action collective aveugle et décérébrée ?

Lorsque j'ai lu les chapitres suivants, lorsque les images d'un gosse marchant mains en l'air devant un soldat allemand ou la brutale vision de ce qui s'est produit derrière les portes au terminus de la ligne, m'ont finalement frappé et ont propulsé mon jeune esprit en quête de connaissance jusqu'à un point de non retour, j'ai commencé à me demander comment cela avait pu arriver.

Comment, et non pas pourquoi.

Le pourquoi étant affreusement simple à comprendre, je me suis donc demandé, et me demande toujours, s'il s'en était trouvé pour prévoir le désastre. Je me demande si, au-delà des rassemblements pacifiques en apparence et acceptés comme tels par la majorité crédule, il s'est trouvé quelqu'un pour contempler les orateurs et voir clairement ce qui était en jeu. Je me demande si, lorsque les pires activités des SA étaient de polir leurs bottes et de parader dans leurs chemises brunes tandis que leurs leaders hurlaient dans les microphones, il s'est trouvé quelqu'un pour écrire, peut être au maire de Nuremberg, quelque chose comme cela.

Je suis presque certain que quelqu'un l'a fait et je me demande pourquoi cela a été ignoré.

Car le comment est affreusement simple à comprendre maintenant.


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