As of June 2007, I have redesigned and relaunched the site at www.thedissidentfrogman.com/blog
This page won’t be updated anymore, and remains here for archiving purposes. After all, that’s a piece of my history.

I’m just next door, really. I have consolidated all the content of the site since 2002, and I’m running on a much improved software.

Please update bookmarks and blogrolls:
http://www.thedissidentfrogman.com (preferred)
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See you there.

A compter de juin 2007, j'ai redesigné et relancé le site en www.thedissidentfrogman.com/blog
Cette page ne sera plus mise à jour, et demeure à titre d'archive. Après tout, c'est un morceau de mon histoire.

Je ne suis pas loin, vraiment. J'ai consolidé tout le contenu depuis 2002, et je tourne sur un logiciel bien plus amélioré.

Merci de mettre à jour bookmarks et blogrolls:
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May 14, 2003

Dancing with themselves • Danse avec les Nous

Fired from France by the dissident frogman

Massive strike yesterday in France (no wait, that's not the surprising part) to blackmail the government and make sure the over-privileged civil servant caste of untouchables will keep working less, retire sooner while being paid the same (and possibly more but that will probably be the theme of a subsequent Grand Day Out struggle in the open. With the weather going nice and all...).

The Leftist trade unions called that "National day in defense of the pension system" and they apparently achieved yesterday the most important mobilization of phonies since their finest hour in 1995.

Le Figaro reports "One million of anti-reformists" and the Ludicrous Liberation comes up with the same number. (That's a lot of phonies by the way. More than any ruthless dictators could ever hope to see opposing US warmongers. No blood for pension).

Clearly, since all those anti-this and anti-that demonstrations in France lately, I'm not really surprised to see the whole scope of the French press, whatever its affinities, singing in the same choir and with the same voice.
They took the habit while unconditionally supporting Saddam and they apparently enjoyed. Ein Land, Ein Volk, Ein... Gedanke (One land, one people, one thought).

What's more, it saves time writing the articles; and with this 35 hours worked week, you can call that a savior.

Anyway, as usual, the freeloaders civil servants were on top. This time they even scored a rate of audience par-ti-ci-pa-tion unreached before: 60% of non working functionaries on behalf of the strike.

The other just sleeping or reinvesting in the coffee machine like always, I guess.

The most efficients among them were those of the vampires Economy, Finance and Industry ministry with a nifty 68% (that gives us 32% too busy counting or guarding the booty) and of course, the Edulcoration Education ministry at the pole position with a generous 74%.

No brainwash for the French youth yesterday. The French Eradication Education workforce's difficulty is freedom and truth's opportunity.
That being said, in order to help you appreciate, like I do, the whole extend of this miserable antic allow me to enlighten you with a little known fact - at least, one that you'll never hear very loudly:

There are several mandatory pension systems in France.

I'm sure you noticed that the important word here is mandatory.

There's a large "general regime" for a great majority of workers from the private sector and an obscure whole slew of "special regimes", dedicated to different public and private sector recipients (Dockers, miners, trainmen, members of the parliament and so on).

We're talking about some 530 (or so) different special conditions for 530 (or so) specific corporations, tuned and imposed by the state and constituting 530 (or so) advantaging dispositions within a mandatory deduction system.

Before the French Revolution, you would call that: "iniquitous privileges of the Ancient Regime".
After the French Revolution, the Socialists call that: "social justice and progress of the Republic".

It's just a question of date and terminology.

Don't puke now, it gets even better than that.

Take for instance, the SNCF (French National Railroad Company) or the RATP (Parisian buses and subway) special regimes.
They are abusively extremely advantageous and they're not concerned by the contested reform.

Yet, there were no trains, buses or subway moving yesterday and the SNCF and RATP employees were among the most motivated and assiduous strikers.

That's not a surprise either, but that's not really the point.

So you may legitimately wonder why. You may think that some kind of "solidarity with their fellow workers" or even this strike-happy French mentality can explain that the unconcerned and untouchable castes were on strike as well yesterday.

You could be right about the second one though, but not this time.

This time, they feel involved because, you see, most if not all special regimes are in the red. I mean deficit.

This is usually what happens, sooner or later, when you keep spending money you don't have.

It means that their own contributions are not sufficient to finance their privileges. Basically, they don't (or can't, if you take the miners for instance - since there aren't enough of them in activity anymore) pay enough for this inequalitarian perversion, in their own advantage, of our self-acclaimed "pension by repartition" system to work.

Consequently, pensions and advantages of the aristocracy and clergy are being paid by the third estate, drawn from the general regime's sack. And it's been working like that for years.

Yeah I know. Date and terminology.
Grève massives hier en France (Attendez, c'est pas ça la surprise) dans le but de faire chanter le gouvernement et de s'assurer que la caste d'intouchables fonctionnaires outrageusement privilégiés pourront continuer à travailler moins, partir en retraite plus tôt tout en étant payés autant (et éventuellement plus, mais cela sera probablement l'objet d'une prochaine Journée au Grand Air lutte dans la rue. Avec le temps qui se met au beau et tout...).

Les gauchistes syndicats appellent ça "Journée nationale de défense du système de retraite" et ont apparemment atteint le plus important taux de mobilisation de fumistes depuis leur heure de gloire en 1995.

Le Figaro rapporte "un million d'anti-réformistes" et le Logorrhéique Libération donne le même nombre. (Ce qui fait beaucoup de fumistes d'ailleurs. Bien plus que ce qu'aucun dictateur impitoyable ne pourra jamais espérer voir s'opposer aux belliqueux américains. Pas de sang pour la retraite).

De toute évidence, depuis les manifestations anti-ceci et anti-cela en France dernièrement, je ne suis pas franchement surpris de constater qu'un large spectre de la presse française, quelles que soient ses affinités, chante dans le même choeur et avec la même voix.
Ils en ont pris l'habitude en soutenant inconditionnellement Saddam et semblent avoir apprécié. Ein Land, Ein Volk, Ein... Gedanke (Un pays, un peuple, une pensée).

De plus, cela fait gagner du temps à l'écriture des articles ; et avec la semaine de 35 heures, ce n'est pas du luxe.

Quoi qu'il en soit et selon une habitude bien établie, les parasites fonctionnaires ont pris la tête. Cette fois, ils ont même battu des records de par-ti-ci-pa-tion d'audience : 60% d'entre eux ne travaillant pas, pour cause de grève.

Les autres sommeillant ou réinvestissant dans la machine à café, j'imagine.

Les plus performants d'entre eux se trouvent parmi les vampires personnels du ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie avec un honorable 68% (ce qui nous en laisse 32% trop occupés à compter ou à garder le butin) et bien entendu, l'Edulcoration Nationale en pole position avec un généreux 74%.

Pas de lavage de cerveau pour la jeunesse française hier. Les difficultés de l'Eradication Nationale sont les opportunités de la liberté et de la vérité.
Cela étant et afin de vous permettre d'apprécier l'étendue de cette misérable bouffonnerie ainsi que je suis en mesure de le faire, permettez moi d'attirer votre attention sur un fait peu connu - ou pour le moins, peu médiatisé:

Il existe plusieurs régimes obligatoires de retraite en France.

Vous avez noté, je n'en doute pas, que le mot important ici est obligatoire.

Nous avons donc un large "régime général" destiné à la grande majorité de travailleurs du secteur privé et un obscur tas de "régimes spéciaux" réservés à différents bénéficiaires dans les secteurs publiques et privés (dockers, mineurs, cheminots, parlementaires et ainsi de suite).

Il s'agit ici de quelques 530 (environ) conditions spéciales en faveur de 530 (environ) corporations bien spécifiques, accordées et imposées par l'Etat et ne constituant rien moins que 530 (environ) dispositions avantageuses au sein d'un régime de prélèvements obligatoires.

Avant la Révolution Française, vous eussiez appelé ça : "privilèges iniques de l'Ancien Régime".
Après la Révolution Française, les socialistes appellent ça : "justice et progrès social de la République".

C'est juste une question de date et de terminologie.

N'allez pas vomir tout de suite, c'est encore plus chouette après.

Prenez par exemple les régimes spéciaux de la SNCF ou de la RATP.
Ils sont abusivement extrêmement avantageux et ne sont pas concernés par la réforme contestée.

Pourtant, il n'y avait ni train, ni bus, ni métro roulant hier et les employés de la SNCF et de la RATP figuraient parmi les plus assidus et motivés grévistes.

Ce qui n'est pas une surprise non plus, mais là n'est pas vraiment la question.

Vous pourriez fort légitimement vous demander pourquoi. Vous pourriez penser que la "solidarité entre travailleurs" ou même cette mentalité bien française de passion-gréviste peut expliquer pourquoi les castes d'intouchables étaient hier, dans la rue elles aussi.

En d'autre temps vous seriez probablement fondés à avancer la seconde raison, mais pas cette fois.

Cette fois, ils se sentent vraiment concernés, car voyez vous, la plupart des régimes spéciaux sont dans le rouge. En déficit.

Ce qui se produit généralement tôt ou tard lorsque vous vous obstinez à dépenser l'argent que vous n'avez pas.

Cela signifie que leurs propres contributions ne suffisent pas à financer leurs privilèges. En clair, ils ne payent pas (ou ne peuvent pas payer, si vous considérez les mineurs, sachant qu'ils n'en reste pas assez en activité) suffisamment pour que cette perversion inégalitaire et à leur avantage de notre auto acclamé système de "retraite par répartition" fonctionne.

En conséquence, les pensions et avantages de l'aristocratie et du clergé sont payés par le tiers état, en piochant dans la bourse du régime général. Depuis des années.

Ouais, je sais. Date et terminologie.

Comments

The new site looks incredible, my friend. Congratulations on the Instalanche. And keep up the great work.

Posted by: Anonymous | May 15, 2003 07:13 PM

And once, we Australians were just as Strike-happy as the French. After the Industrial relations reforms, the economy has never looked so good despite what the left say.

Posted by: Drake | May 16, 2003 11:53 AM